Règles de restauration




On peut procéder à une désacidification de surface, par vaporisation de carbonate de méthyl-magnésium ; il est toutefois à noter que la désacidification ainsi opérée est moins efficace que les techniques précédemment décrites.



2 - Les opérations de consolidation du papier
CLIVAGE : Cette opération consiste à dédoubler un papier dans son épaisseur, à y insérer un support de consolidation et à le reconstituer par collage.Le document d’archives étant un document unique, toute opération de clivage, qui pourrait permettre de falsifier des pièces, est interdite.

DECHIRURES / LACUNES : La réparation des déchirures et le comblement manuel des lacunes se fait au papier japon ; on utilise de la colle d’amidon ou des éthers de cellulose.

Pour le comblement, lorsque ce dernier est un papier de qualité, on essaie de trouver un papier de même nature et de même grammage que le papier à colmater.

La largeur d’élagage ne dépasse pas 2 mm et s’effectue sur le papier de comblement exclusivement. On procède au collage en prenant garde de ne pas affecter la lisibilité du document.

COLMATAGE MECANIQUE : Le colmatage mécanique par greffe de pâte à papier s’effectue grâce à une machine à colmater également appelée «colmateuse » ou encore « pulpeuse » et d’un pulpeur-défibreur, intégré ou non à cette première machine, qui permet de préparer la pâte.

Quantité de pâte à papier à injecter : elle se calcule en fonction des lacunes existantes et du poids du papier, dans le meilleur des cas grâce à une caméra qui identifie les lacunes et les transmet pour analyse à un ordinateur qui en déduit la quantité de pâte à préparer.

On utilise de la pâte à papier de la famille des pâtes dites "chiffon" (linters, coton, chanvre, kozo, etc.).

On conseille une concentration de pâte de 12 à 12,5 g par litre d’eau.

Les greffes doivent être effectuées de préférence à l’eau tiède pour une meilleure tenue.

Un réencollage à la méthylcellulose et un doublage à la colle d'amidon peuvent être pratiqués en sortie de machine.

DOUBLAGE : Le doublage des documents peut s’effectuer de deux façons : à la main ou à la machine.

Le comblement (manuel) ou le colmatage (machine) avant doublage des documents sériels très fréquemment communiqués est fortement recommandé, pour une meilleure solidité et une meilleure tenue de la réparation dans le temps : en effet, si l’on double un document ancien sans en combler les lacunes ou en renforcer les déchirures, la réparation en sera fragilisée.

Le doublage des documents ne doit pas être systématique : ainsi, un papier de bonne tenue, même ancien, n’a pas à être doublé, à moins que le document ne présente une importante superficie de lacunes ou de déchirures, n’ait été réemmargé ou ne soit susceptible d’être très fréquemment consulté ; les documents non greffés et non pulvérulents, en général, n’ont pas besoin de doublage et peuvent simplement être réencollés.

a) Doublage manuel

Le doublage à la main s’effectue au papier japon ; le grammage du papier choisi doit être de nature à renforcer les déchirures et les faiblesses du support à restaurer ; l'épaisseur et la teinte du papier de renfort doivent aussi lui permettre de s'intégrer au document sans le dénaturer.

On emploie de la colle d’amidon ou des éthers de cellulose.

b) Doublage par thermocollage

Procédé délicat du point de vue de la réversibilité et du vieillissement, le thermocollage ne doit pas être systématique et on se doit de l’éviter le plus possible.

Il est interdit pour les documents anciens à base de pâte de chiffon (papiers antérieurs à 1860), à l'exception des documents très fragilisés ou très consultés dont la restauration complète manuelle présenterait un coût trop excessif.

Le thermocollage est autorisé sur les papiers à base de pâte de bois, les périodiques et ouvrages de bibliothèque.

Les matériaux autorisés pour le thermocollage sont définis en annexe, dans la circulaire jointe.

ENTOILAGE : Cette opération est réservée aux affiches et plans de grand format[6].

Il se fait à la toile de coton ou de lin et à la colle d’amidon.

Il est nécessaire d’employer un intermédiaire entre la toile et le document. Le choix de l’intermédiaire (papier japon ou type bolloré) dépend en premier lieu du grammage du document à restaurer.

Pour les grands formats, il est recommandé d'envisager un retour de la toile sur le pourtour qui n'affecte pas la lisibilité du document.

3 - Catégories de documents donnant lieu
à des traitements particuliers
PLANS, CARTES ET AFFICHES : Les retouches de couleur sont à proscrire pour les plans et les cartes ; pour les affiches, on peut admettre, sur le papier de comblement, des retouches de couleurs ou de traits d’encadrement, mais l’opération reste à l’appréciation du commanditaire des travaux. On utilise dans ce cas des pastels, de l’aquarelle ou des colorants à liant acrylique.

CALQUES : L’entoilage des calques est interdit, à l'exception des très grands formats.

Le doublage des calques par thermocollage est interdit.

La désacidification des calques par trempage est interdite (la désacidification par pulvérisation en solution alcoolique est autorisée).

Le comblement des lacunes se fait au calque ou au papier japon.

La teinture des papiers japons utilisés pour le comblement des lacunes se fait à l’aide de couleurs acryliques.

Le doublage se fait au papier japon et à la colle d'amidon, aux éthers de cellulose ou à l'hydroxypropylcellulose mise en œuvre dans de l'éthanol, de préférence sur fond tendu.

PARCHEMINS ET SCEAUX

Parchemin

Le blanchiment du parchemin est interdit.

Avant toute autre opération, on doit procéder à un test de stabilité des encres.

Le parchemin à traiter doit être remis à plat, au choix[7] :
- par pulvérisation d’une solution eau-éthanol
- sur table aspirante
- avec du Gore-Tex

L'usage du méthanol est interdit.

Le repassage des pièces est interdit.

Le laminage à chaud ou à froid du parchemin est interdit.

Les lacunes sont à combler de préférence au parchemin, ancien ou moderne plutôt qu'au papier. Le parchemin de réparation est mis au ton le plus proche du parchemin d’origine à l’aide de colorants de type végétal et minéral ou de colorants synthétiques (dont on peut évaluer la stabilité).

Les adhésifs utilisables pour la restauration des parchemins sont la colle de parchemin, la gélatine ou la colle d'amidon.

Sceaux

Un sceau n'est jamais retouché ou restauré en l’absence d’un spécialiste.

Si l'on envisage de restaurer un sceau, la restauration doit avoir lieu avant toute opération de traitement du document auquel le sceau est attaché.

Photos

Une photographie n'est jamais retouchée ou restaurée en l'absence d'un spécialiste.

On peut sans danger procéder à un nettoyage à l'aide d'une brosse souple.



IV -La reliure. - La restauration des reliures
1 - Exécution de reliures

DEBROCHAGE : Avant tout débrochage, il est nécessaire de collationner et, si besoin, de procéder à la foliotation.

TRAITEMENT DES FEUILLETS :

Ebarbage, classement et reconstitution

L’ébarbage ne doit pas être systématique ; on l’applique aux documents ayant subi une restauration papetière de colmatage ou un doublage.

L’ébarbage de l’encadrement des greffes ou du doublage est alors effectué, feuille à feuille, au format du plus grand feuillet et au plus près du document originel, sauf exception, quand il existe une insuffisance de marges due au texte. Dans ce cas, il est autorisé d'ajouter 1 cm en gouttière.

Le rognage (à la presse) et le massicotage sont interdits pour tout document manuscrit.

Repliage

Le repliage est autorisé si le texte est trop près du fond : on monte alors les feuillets sur onglet en utilisant une colle d'amidon. On utilise un onglet suffisamment transparent pour permettre la lecture.

Le réemmargement à la colmateuse ne doit pas être pratiqué à la place du montage sur onglet.

Montage sur onglets

Tous les feuillets d’un même document, lorsqu’ils sont de formats divers et n’ont pas subi de colmatage ou de doublage, doivent être montés sur onglet et étagés au format du plus grand feuillet.

Le montage sur onglets est également conseillé dans le cas de très petits formats.

Dans le cas de cahiers très épais, en bon état, le rangement dans une boîte de conservation est souvent préférable à une reliure sur onglets qui risque de casser rapidement.

GARDES : Le coloris et le grammage des gardes doivent être en harmonie avec le document.

Les gardes de couleur, contrecollés à la première garde blanche, sont laissés à la convenance du service commanditaire des travaux.

SURJETAGE : Le surjetage (main ou machine) est interdit pour les documents manuscrits. Dans le cas de documents qui auraient déjà été surjetés, il convient de les monter sur onglet dans la mesure du possible.

COUTURE : La couture machine est autorisée pour les ouvrages de bibliothèque et les périodiques à condition d’employer une machine qui donne une couture solide équivalente à une couture main ; elle se fait de préférence sur ruban sergé croisé écru.

Dans les autres cas, on peut adopter une couture main au fil de lin ; les supports acceptés sont le chanvre, le coton et le septain ; cette couture se fait à un cahier tout du long.

CORPS D'OUVRAGE : (Ces distinctions s'appliquent à la reliure demi-soignée)

Toutes les couvertures de brochures, y compris les dos, sont conservées.

Le comblement des plats et contre-plats, ainsi que l’apprêture de couvrure sont obligatoires.

La mousseline "3 fils" est conseillée.

Les faux-nerfs des volumes couverts en cuir sont confectionnés en lanières de peaux.

Des charnières de toile (lin) sont conseillées pour les grands formats. Elles peuvent être cousues.

Des claies de parchemin, toile ou papier sont recommandées pour des volumes de plus de 6 cm d'épaisseur.

Des coins et bandes de protection en parchemin sur les chants des cartons (en queue) sont recommandés pour les gros volumes.

Pour les reliures en toile, les coins "registre" sont recommandés.

COUVRURES :

Matériaux autorisés : porc, chèvre, veau, vachette, parchemin ; pour les reliures en veau, il est souhaitable de prévoir une protection.

Matériaux interdits : peaux reconstituées et mouton (basane).

Sauf dans le cas d'une reliure à l'identique, il convient d'éviter l'emploi des couleurs bleu et vert, instables dans le temps.

DORURE :

Toute dorure est exécutée à la feuille d'or ou au film or véritable 23 carats uniquement.

Pièces-de-titre

Les pièces-de-titre sont réalisées sur peaux de chagrin.

Le titrage sur les toiles, ainsi que l'inscription de toute cote non-définitive sont réalisés sur pièce-de-titre.

Les pièces-de-titre sont soulignées et surlignées d'un filet or.

Hauteur : 1/5 de la hauteur du dos, placée à cheval sur le 1/3 supérieur de la hauteur du volume.

Dorure directement sur le dos

Elle est à l'appréciation du service commanditaire pour les dos à nerfs.

Elle est obligatoire pour les dos longs en cuir.



2 - Restauration de reliures et de dorures anciennes
Règle de base : restaurer la reliure ancienne lorsque l’opération est possible techniquement ; sinon, conserver obligatoirement le maximum des éléments de la reliure originelle (carton, cuir, gardes, tranchefiles, etc.) et les réinsérer dans une reliure neuve, sauf si ces matériaux sont très endommagés : dans ce dernier cas et dans ce cas seulement, conserver les éléments de l’ancienne reliure à part, dans la boîte de conservation de l’ouvrage. Les opérations sont discrètes et réversibles.

Restauration de reliures

Le nettoyage du cuir se fait à l'aide de savon spécifique aux cuirs de sellerie (à sec et suivi d'un nettoyage soigné) ; l'entretien se fait à la cire 213 ou British Museum.

Les collages se font à la colle d'amidon.

Le décollage des gardes se fait à froid, à la vapeur ou avec des buvards humides.

Couture et apprêture sont exécutées à l'identique selon les spécificités historiques de l'ouvrage.

Le passage dans les traces d'origine est respecté.

Les coins carton sont consolidés à l'aide de bandes de papier japon ou de cartes neutres (à la colle d'amidon ou à la méthylcellulose).

Le rognage et le massicotage sont interdits.

Les tranchefiles sont conservées et consolidées. Elles sont refaites à l'identique s'il subsiste des éléments indicatifs ; dans le cas contraire, elles sont le plus neutre possible dans le respect des techniques de l'époque.

La réincrustation des éléments d'origine se fait par élagage du matériau de remplacement uniquement.

Des teintures sont choisies pour une mise au ton des matériaux de remplacement uniquement.

Pour consolider les cuirs dégradés, on recommande l'emploi de l'hydroxypropylcellulose en solution alcoolique[8] ou de colle d'amidon.

Restauration de dorures

Les retouches de dorures sont interdites sur les éléments d’origine ; on peut envisager une reprise du décor sur les matériaux de remplacement, mais l’opération reste à l’appréciation du service commanditaire.

Le nettoyage des ors peut se faire au savon spécifique aux cuirs de sellerie, à sec.

Sur un parchemin comportant des dorures, il convient de ne jamais employer d’eau ni de solvant, même dilué.


V - Le conditionnement des documents restaurés
POCHETTES

La confection de pochettes sur mesure pour la remise de documents non-reliés ou non-montés sur support est recommandée, mais reste à l’appréciation du service commanditaire.

Les pochettes peuvent être confectionnées en polyester ou en papier neutre de qualité « conservation ».

Il est proscrit d’encapsuler le document dans la pochette : un côté de la pochette doit impérativement rester ouvert.

Dans le cas de très grands formats, les documents montés sur toile doivent être roulés, autour de rouleaux en carton neutre ou de rouleaux en carton ordinaire recouverts d'un film polyester.

BOITE DE CONSERVATION

Pour un volume restauré, la boîte de conservation, destinée à le protéger, est fortement conseillée ; sa confection reste toutefois à l’appréciation du service commanditaire des travaux.

La boîte de conservation peut contenir les éléments de l’ancienne reliure, quand une nouvelle reliure a été exécutée sans qu’il y ait eu réemploi de ces mêmes éléments.

Elle est réalisée à partir d’un carton neutre.

CONDITIONNEMENT DES SCEAUX

Le sceau (cire ou métal) est conditionné dans une petite bourse à ouverture / fermeture facile[9], de dimension adaptée, confectionnée dans un matériau adéquat (coton blanc sans apprêt (débouilli) ; tissu ou intissé en polyester[10]) ; il peut aussi être calé à l'intérieur de la boîte contenant la pièce scellée à l'aide de mousse PE et/ou de carton neutre ou plume.

Si le sceau est une bulle de plomb, il faut impérativement éviter de le stocker dans une enceinte close de bois (ou autre matériau susceptible de dégager des vapeurs organiques acides) du type tiroir, vitrine ou armoire.

ANNEXE n° 1
Matériaux pour le thermocollage des documents d'archives

Rappel : L'usage du Cerex-bifix est interdit.

Sont autorisés avec précaution (voir la circulaire jointe) :

Matériau fini support adhésif
ABF (Area Bonded Fibre) Cerex Texicryl
Archibond Tissue Papier de chanvre Archibond
Filmoplast-R Papier japon Copolymère acrylique
Texicryl Archibond Papier 100 % PCB[11] Texicryl
Papier japon Texicryl


ANNEXE n° 2
Circulaire sur les matériaux de doublage au thermocollage

Paris, le 20 janvier 1999

La ministre de la culture et de la communication
à
Mesdames et Messieurs les présidents des conseils régionaux
(archives régionales)
Mesdames et Messieurs les présidents des conseils généraux
(archives départementales)
Mesdames et Messieurs les maires
(archives communales)

AD/DEP 92

Objet : Résultats de l'étude commandée en 1997 par la Direction des archives de France auprès du Centre technique du papier sur les matériaux de doublage utilisés pour la restauration des documents papier.

J'ai l'honneur d'attirer votre attention sur une étude commandée en 1997 par la direction des Archives de France au Centre technique du papier de Grenoble, en vue de comparer quatre matériaux de doublage couramment utilisés dans la restauration mécanique des documents papier.

Le Centre technique du papier a testé quatre matériaux :

n l'ABF (Area Bonded Fibre), support : Cerex ; adhésif : texicryl.

n le Filmoplast-R, support : papier japon ; adhésif : copolymère acrylique.

n le Texicryl Archibond, support : papier 100% pâtes chimiques blanchies ; adhésif : texicryl.

n l'Archibond Tissue, anciennement appelé "Archival Tissue" ou "Archival Aids", support : papier de chanvre ; adhésif : Archibond, à base de Paraloïd B 72.

Les résultats de cette étude, qui peut être consultée au service technique de la Direction des archives de France, montrent que l'utilisation pour le thermocollage de matériaux dont le support est constitué de fibres synthétiques (Cerex) présente un certain nombre d'inconvénients : médiocre adhésion au matériau doublé, peluchage des surfaces en cas de manipulations répétées et de frottement des feuillets entre eux et, enfin, production d'électricité statique qui ne facilite pas le dépoussiérage.

De façon générale, il convient de plus d'insister sur les limites du thermocollage, procédé délicat du point de vue de la réversibilité et du vieillissement : la couche d'adhésif ferme nettement la structure, en abaissant la perméabilité à l'air du papier ; le document doublé subit d'autre part une fragilisation certaine du fait de la température appliquée et de la pression exercée (a pu être observée, en particulier, une certaine réouverture du réseau fibreux).

Ce type de traitement est donc désormais interdit pour les documents anciens à base de pâte de chiffon (papiers antérieurs à 1860), à l'exception des documents très fragilisés ou très consultés dont la restauration complète manuelle présenterait un coût trop excessif. Il est autorisé avec précaution sur les papiers à base de pâte de bois, les périodiques et les ouvrages de bibliothèque.



La ministre de la culture et de la communication et par délégation,
le directeur des archives de France
Philippe Bélaval


TABLE DES MATIERES
Introduction 3

I. - Observations générales 5

II. Un préalable aux travaux : le devis 7

III. La restauration du papier et du parchemin 8

1. - Les opérations de traitement préalables
n désinfection 8
n débrochage, foliotage 9
n nettoyage 9
n suppression des rubans adhésifs 10
n désentoilage 10
n désacidification 11

2. - Les opérations de consolidation
n clivage 12
n déchirures, lacunes 12
n colmatage mécanique 13
n doublage 13
n entoilage 14

3. - Catégories de documents particuliers
n plans, cartes et affiches 15
n calques 15
n parchemins et sceaux 16
n photos 17

IV. - La reliure. - la restauration des reliures 18

1. - Exécution de reliures
n débrochage 18
n traitement des feuillets 18
n gardes 19
n surjetage 19
n couture 20
n corps d'ouvrage 20
n couvrures 21
n dorure 21

2. - Restauration de reliures et de dorures anciennes
n restauration de reliures 22
n restauration de dorures 23

V. - Le conditionnement des documents restaurés 24
npochettes 24
n boîte de conservation 24
n conditionnement des sceaux 25

VI. Annexes
Annexe n° 1 : matériaux autorisés au thermocollage 26
Annexe n° 2 : circulaire sur les matériaux de doublage 27

VII. Table des matières 29

[1] Dossier mentionnant l'état des pièces avant intervention, ainsi que toutes les étapes de traitement.

[2] Si une opération peut être effectuée avec deux taux horaires différents (main / machine), il convient de mentionner les deux taux en précisant à quel type de production ils correspondent.

[3] Le bilan des dernières recherches menées à ce sujet au CRCDG par Pascale RICHARDIN, Jozef HANUS et Sylvette BONNASIES-TERMES est le suivant : pour la plupart des papiers, ainsi que pour les cuirs et les parchemins, le taux résiduel d'oxyde d'éthylène est inférieur au seuil recommandé (2 ppm), donc satisfaisant, après une semaine dans une armoire de désorption à 30° C. 3 à 5 semaines de désorption sont cependant nécessaires lorsque l'on traite des papiers contenant des charges alcalines. Pour les tirages photographiques, un délai de 3 semaines est nécessaire pour le papier baryté ; le passage à l'oxyde d'éthylène des papiers plastifiés, qui désorbent extrêmement lentement, est toutefois, pour cette raison, plutôt déconseillé. Ces délais sont des délais minimums à respecter pour s'assurer que les pièces traitées ne présentent plus aucun danger à la manipulation par le personnel.

1 Les cétones non tamponnées (dont le pH n'est pas maintenu) sont interdites ; l'étiquette du produit précise si tel est le cas ou non.

[4] On ne mentionnera ici que les procédés les plus couramment employés parmi les procédés utilisables. Les concentrations indiquées sont indicatives.

[5] Voir note précédente.

[6] Dans ce cas précis, un doublage sur papier est cependant toujours possible.

[7] Sont indiquées ici les méthodes les plus usitées ; il existe cependant d'autres techniques, telle la remise à plat à l'intérieur d'une chambre climatique, sous presse ; l'utilisation de tirants (mise à tirants) ; le doublage, etc.

[8] Klucel G.

[9] Le cordon qui permet la fermeture ne doit pas comporter de noeud ; il est d'autre part préférable d'employer un cordon en polyester qu'un cordon en coton, car le premier glisse plus facilement que le second.

[10] Aucune solution complètement satisfaisante n'existe à ce jour : le coton blanc sans apprêt protège davantage des chocs que le polyester, mais ne permet pas la lisibilité ; le polyester facilite la lecture, mais offre moins de garanties contre les chocs.

[11] Pâtes chimiques blanchies.



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